En bonnes amatrices de nature que nous sommes, on a toujours rêvé de visiter la Suisse. Entre lacs glaciaires, randonnées, fleuves bleu turquoise et villes qui semblent tout droit sorties d’un conte de fées, le pays du fromage n’a rien à envier à ses voisins européens. L’été dernier, on a enfin saisi notre chance et on a improvisé un road trip de 7 jours en Suisse. On vous dit tout sur cet itinéraire d’une semaine qui nous a donné envie d’aller poser nos valises de l’autre côté du lac Léman. Infos pratiques, conseils et bonnes adresses à retrouver à la fin de l’article !
Road trip en Suisse : 1 semaine au plus proche de la nature
Quel itinéraire pour 7 jours en Suisse ?
Avant de mettre les pieds en Suisse, on avait déjà en tête un nombre incalculable de lieux à visiter. Comme pour tout voyage, nous sommes malheureusement tributaires du temps qui passe, et il a encore une fois fallu faire des choix. Nous sommes parties dans l’optique de profiter des paysages : on a donc mis l’accent sur des expériences en pleine nature plutôt que sur des visites culturelles ou très citadines, par exemple. Vous me direz, on n’est jamais loin de la nature en Suisse ; plutôt facile, donc. Tout coûte plus cher là-bas, c’est aussi une des raisons pour lesquelles on a évité au maximum les activités touristiques payantes (même si, vous le verrez, TOUT est payant de manière générale ; on vous en dit plus dans la rubrique infos pratiques à la fin de l’article). Nous avons également retrouvé sur place des amis suisses, rencontrés plus tôt dans l’année pendant notre croisière El Nido – Coron aux Philippines.
Quelques axes se sont donc naturellement dégagés lorsqu’on a commencé à planifier notre itinéraire de 7 jours, et nous avons décidé de nous concentrer principalement sur le canton de Berne et ses proches environs, qui était idéal pour ce dont on avait envie. Même si nous étions en voiture, et donc totalement libres d’aller n’importe où – et on a fait plus de 700 km en une semaine, ce qui paraît déjà énorme – nous n’avons évidemment pas pu faire le tour du pays en si peu de temps. En résumé, nos « critères » de road trip étaient les suivants :
- Profiter au maximum des lacs (Brienzersee et Thunersee, notamment).
- Faire au moins une randonnée dans l’Oberland bernois ou proches alentours.
- Admirer la beauté de Lauterbrunnen, d’Iseltwald et d’Interlaken.
- Se promener quelques heures à Lucerne et à Berne.
- Passer du temps entre amis.
- Dépenser le moins possible en dormant dans des campings.
Un road trip pendant la semaine la plus chaude de l’année
Du moins, c’est ce qu’on a entendu dire. Nous avons franchi la frontière suisse depuis l’Italie en passant par Lugano, dans notre minuscule voiture 3 portes sans climatisation (eh oui, elle est née dans les années 90, comme nous). On a été ravies de la chance qu’on a eue pendant notre road trip ; on s’était préparées à ce qu’il fasse frais parfois, surtout en altitude, mais lors de cette avant-dernière semaine d’août, on était plutôt en pleine canicule. Ne pas avoir à subir la pluie pour nos nuits de camping : tip top. En revanche, je pense que tout le pays a, comme nous, souffert de la chaleur, d’autant qu’on a passé notre semaine en extérieur, et donc en plein soleil la plupart du temps. On avait vu juste en restant proches des lacs pour pouvoir se rafraîchir tous les jours !

Jour 1 – Ascension du mont Pilatus depuis Alpnachstad
Fraîchement arrivées d’Italie après plus de trois heures de route dans les embouteillages depuis Lugano, nous plantons notre tente le soir dans un camping à Alpnach, dans le canton d’Obwald, qui sera notre point de chute pour deux nuits consécutives. Fidèles à nous-mêmes, on commence notre séjour en Suisse par un challenge sportif pour mieux apprécier la détente ensuite ! Nous avons prévu de faire l’ascension du Pilatus le lendemain, superbe montagne des Alpes uranaises qui domine le lac des Quatre-Cantons et la ville de Lucerne du haut de ses 2128 m d’altitude. La légende raconte que Ponce Pilate reposerait dans un lac au sommet de la montagne, et qu’un dragon y résiderait…
Comment se rendre au sommet du Pilatus
En randonnée
Il y a plusieurs départs de randonnées possibles pour grimper jusqu’au Pilatus. Nous décidons de commencer l’ascension depuis Alpnachstad, à quelques minutes de route à peine de notre camping. Si vous êtes en voiture, vous pourrez vous garer sur le parking de la gare (5 CHF pour 24h de stationnement). Sans avoir besoin d’être un excellent marcheur, mieux vaut être un minimum préparé pour la randonnée, surtout si vous faites l’aller-retour dans la journée.
Pour monter jusqu’au sommet, le balisage annonce :
- 8 km
- 5h de marche
- 1700 m D+
En train à crémaillère
Depuis Alpnachstad, la plupart des touristes qui se rendent au sommet du Pilatus prennent le train à crémaillère depuis la gare, car non, vous n’êtes pas obligés de faire l’ascension à pied. Il faut compter 78 CHF pour monter, et 39 CHF pour descendre, soit 117 CHF / adulte pour un aller-retour. Les trains suisses comptent parmi les plus beaux, les mieux entretenus et les plus fiables du monde, paraît-il. On ne discutera même pas du prix, ce n’est qu’un aperçu des standards suisses… Chacun voit en fonction de ses moyens ce qu’il décide de dépenser ou pas. Et oui, le petit train rouge grimpe sans mal jusqu’au sommet en quelques minutes, c’est assez impressionnant à observer (et frustrant aussi, quand on marche à côté sous 37°C) !

Alpnachstad – Pilatus : détails de la randonnée
5h depuis le départ pour environ 8 km sur presque 1700 m de dénivelé positif : autant dire que par une journée de canicule, et avec notre matériel de camping sur le dos (on pensait naïvement pouvoir bivouaquer quelque part dans la montagne), l’ascension s’annonce lente et difficile. Le terrain commence en pente douce sous les arbres, avec une magnifique vue dès les premiers pas sur le lac des Quatre-Cantons. En cas de difficulté sur la randonnée, sachez que le train fait un arrêt à Ämsigen, à environ mi-parcours entre Alpnachstad et le Pilatus. La deuxième partie du sentier s’avère beaucoup plus raide et difficile, dépourvue d’arbres et donc d’ombre, mais rien d’impossible avec un minimum d’entraînement. Finalement, on arrive bel et bien en 5h malgré la chaleur, un équipement inutilement lourd, et quelques pauses bien nécessaires (pensez à emporter collation voire repas complet du midi si vous ne voulez pas débourser une fortune aux snacks à l’arrivée, et au moins 2L d’eau par personne).

L’ascension vaut largement la peine car la vue est époustouflante au sommet. On est déjà sous le charme des paysages suisses.






Où dormir ?
Faire du bivouac sauvage en Suisse ?
On pensait pouvoir faire du bivouac sauvage en Suisse, mais finalement, on préfère laisser ça à nos amis suisses. Pourquoi ? Parce qu’on ne connaît pas les lieux, qu’on ne voulait pas avoir de problèmes, et que les abords des lacs de Thoune et de Brienz, où nous avons passé beaucoup de temps, sont généralement peu accessibles car privés. Il est sûrement plus facile de bivouaquer sur des terrains plus reculés, quand on connaît mieux les environs et la réglementation ; nous avons préféré nous en tenir aux bons vieux campings payants, qui offrent aussi un accès non négligeable à des sanitaires !
Camping Bachmattli à Alpnach
Nous avons dormi deux nuits au camping Bachmattli à Alpnach, qui a le mérite d’offrir un accès privé et direct au lac des Quatre-Cantons (voir photos), et qui propose un restaurant le soir pour celles et ceux qui le désirent. Les sanitaires sont propres et pratiques, l’accueil était irréprochable et le camping très bien entretenu. Les vacances scolaires étant terminées lors de notre visite (dans les cantons de Berne, Lucerne et Obwald, du moins), il restait encore quelques places même en arrivant à l’improviste le soir. Compter environ 40 CHF / nuit pour une petite tente 2 places, accès aux sanitaires inclus.


Jour 2 – De Lucerne à Iseltwald
La charmante Lucerne en une matinée
Depuis Alpnach, on prend la route vers le Nord pour visiter Lucerne quelques heures. Il faut compter environ 8 CHF de stationnement pour une matinée en parking souterrain dans le centre-ville. Après un excellent petit-déjeuner au Café Nord, on flâne dans les superbes rues de Lucerne et sur les bords de la Reuss. On admire l’architecture médiévale des bâtiments et on se laisse porter par l’ambiance calme et agréable de la ville.









La magie d’Iseltwald
Le midi, c’est pique-nique à Iseltwald. Vous avez sûrement entendu parler de ce petit village du canton de Berne qui attire nombre de touristes étrangers depuis le succès du drama coréen Crash Landing on You sorti en 2020 (qu’on a vu et adoré). Une scène de la série a été tournée sur le ponton en bois qui surplombe le lac de Brienz, dans laquelle on voit l’acteur Hyun Bin jouer du piano. Depuis, Iseltwald fait face à une vague de tourisme sans précédent puisque les fans de la série visitent le lieu de tournage et s’y prennent en photo. Le problème ? Iseltwald est une toute petite commune de moins de 500 habitants. La municipalité a donc dû prendre des mesures en rendant payant l’accès au ponton (5 CHF / personne). À noter qu’il est également interdit de circuler en véhicule dans le village, sauf pour les riverains évidemment. Il faudra vous garer sur un parking payant à l’entrée du village.
Si on voulait voir Iseltwald, c’est plus parce qu’on savait que c’est un endroit féérique, que pour Crash Landing on You. Vous allez commencer à ne plus nous croire mais… il n’y avait quasiment personne quand on y est allées ! Un petit couple qui se fait prendre en photo sur le ponton, une poignée de touristes qui se promènent… C’est tout ! L’après-midi, obnubilées à l’idée de nous rafraîchir, et frustrées de s’être approchées si près des eaux turquoises qui bordent Iseltwald sans pouvoir y tremper un doigt de pied, on fait le tour des lacs de Brienz et de Thoune à la recherche d’un endroit où nous baigner, et on s’arrête à Därligen sur la rive sud du lac de Thoune.


Jour 3 – Lauterbrunnen & le tour des lacs de Brienz et de Thoune
Promenade dans la vallée de Lauterbrunnen et ses 72 cascades
En ce troisième jour de road trip, on décide d’aller admirer la beauté de la vallée de Lauterbrunnen, connue pour ses 72 cascades. Tolkien se serait inspiré de ce lieu chargé de magie pour créer la Comté de la Terre du Milieu. Et on comprend très vite pourquoi ! Lauterbrunnen est l’une des plus profondes vallées des Alpes, verdoyante et en forme de U, étroitement bordée par des falaises de chaque côté d’où se jettent les fameuses chutes d’eau. Au milieu de la vallée coule la Weisse Lütschine, que nous suivons à pied depuis le parking de l’église à Lauterbrunnen, jusqu’à Stechelberg.
Il s’agit de la fameuse promenade de la vallée de Lauterbrunnen qui court sur environ 10 km aller-retour. Le sentier est plat et accessible à tous, même aux enfants, il suffit juste de suivre le lit de la rivière. Vous pouvez faire demi-tour dès que vous le souhaitez, mais ça vaut le coup d’aller jusqu’au bout pour admirer le paysage. Vous ne verrez pas les 72 chutes d’eau qui donnent leur nom à la vallée, mais bien la cascade Staubbachfall dans le village, qui culmine à 297 m de hauteur et qui est certainement la plus connue, et sur le sentier, la Spissbachfall, la Buchenbachfall, les Trümmelbachfälle et et la Mürrenbachfall jusqu’à Stechelberg.













Un tour des lacs de Brienz et de Thoune
Pendant notre road trip en Suisse, on s’est finalement assez peu éloignées des lacs, et notamment de Brienz et de Thoune. Pour tout vous dire, on a dû se baigner tous les jours ! En même temps, ce serait un comble de passer une semaine en Suisse pendant la canicule et de ne pas profiter des incroyables lacs à l’eau turquoise dont regorge le pays. Coup de cœur absolu pour Brienzersee et Thunersee, les fameux lacs glaciaires de part et d’autre de la ville d’Interlaken. Nous en avons fait le tour en long, en large et en travers, et on n’en revenait pas de se dire qu’il y a des gens qui habitent là toute l’année, et qui voient ces paysages tous les jours… Il n’est pas toujours facile de trouver un endroit où se baigner, on a beaucoup roulé à la recherche de plages accessibles au public. Elles sont parfois payantes, tout comme le parking où il faudra stationner. Ce jour-là, on passe l’après-midi sur la rive nord du lac de Brienz, à Oberried am Brienzersee.



Où dormir dans les environs des lacs ?
Si, comme nous, vous êtes véhiculés et un peu fauchés, on vous recommande de vous éloigner des rives pour trouver votre logement. Nous avons dormi deux nuits au camping Panorama à Aeschi bei Spiez, petite commune située sur les hauteurs de la rive sud du lac de Thoune, à 20 min en voiture d’Interlaken à l’est et de la ville de Thoune à l’ouest. Encore une fois arrivées à l’improviste et à la dernière minute, nous avons payé en liquide environ 40 CHF / nuit pour une tente 2 places. Accès aux sanitaires plutôt propres (il y a cependant peu de douches au vu de la taille du camping), une petite cuisine accessible à tous, pas de restaurant, mais le boulanger passe en camionnette tous les matins pour vendre pain et autres viennoiseries à ceux qui le souhaitent. Un endroit absolument charmant, calme, où on s’est encore une fois senties très bien, avec en prime une vue imprenable sur le mont Niesen (qu’on aurait aimé gravir, mais on a abandonné l’idée faute de temps).




Jour 4 – Une journée sur les bords du lac Léman
Cet itinéraire suisse devient un peu plus personnel, puisqu’on a passé la fin de la semaine avec nos amis ; on s’est donc adaptées un minimum à leurs disponibilités, et on s’est laissées porter là où ils avaient envie de nous emmener. Pas d’inquiétude, on a tout de même encore quelques bonnes adresses à partager avec vous, même si nous avons été hébergées à partir de là. Après un petit road trip et un pique-nique parmi les vignes du canton de Vaud (eh oui, il y a aussi du très bon vin en Suisse ! On vous recommande fortement la région si vous êtes amateur…), et un détour par le joli château de Chillon, on se pose à Saint-Saphorin sur les bords du lac Léman pour se baigner. Un arrêt obligatoire par cette journée de canicule étouffante.






Jour 5 – De Gruyères à Berne
Le charme médiéval de Gruyères
Nous quittons le canton de Vaud pour visiter la pittoresque ville de Gruyères, située à 33 km de Fribourg dans le canton du même nom. Il faut se garer en contrebas de la ville fortifiée (le parking est encore une fois payant) et grimper à pied jusqu’aux portes de la cité médiévale, qui est majoritairement piétonne. On est immédiatement subjuguées par le charme et la beauté du lieu, mais est-ce bien étonnant quand on sait que Gruyères fait partie de l’association des Plus Beaux Villages de Suisse ? Ni une ni deux, puisque que nous sommes affamées, nous nous installons à la terrasse du restaurant Gruyères Traditions, rue du Bourg, qui fabrique son propre fromage. On n’allait quand même pas quitter Gruyères sans manger… du gruyère. Surtout que les macaronis de chalet, spécialité du coin, sont excellents.


On termine en se promenant dans la ville : on flâne dans les boutiques, aux abords du château, de l’église et du musée H.R. Giger, le célèbre plasticien suisse à qui on doit notamment les créatures des films Alien. Nous n’avons pas visité le musée car nous avons eu la chance, il y a quelques années, de recevoir à Nantes une exposition H.R. Giger qui nous avait énormément plu. Si vous souhaitez le visiter, il faut compter 12,50 CHF l’entrée.


Un détour par Berne, la jolie capitale
Berne nous surprend encore une fois par sa beauté, et par le bleu turquoise de l’Aar, le fleuve qui parcourt la ville et qui prend sa source dans les glaciers du Finsteraarhorn à 4275 m d’altitude. Il passe ensuite par les lacs de Brienz et de Thoune ; pas étonnant donc qu’il ait la même couleur. Mais encore une fois, quand on habite en France et qu’on a l’habitude de nos fleuves verdâtres, c’est toujours un choc.
Les Suisses se baignent volontiers dans les rivières, mais attention : le courant de l’Aar à Berne est assez fort, et il vaut mieux être bon nageur avant d’y plonger. C’est d’ailleurs tout un système qui nous a beaucoup étonnées : les baigneurs rangent leurs affaires dans un dry bag, et plongent avec, car le courant emporte tout sur son passage. Les nageurs entrent donc en amont du fleuve, et ressortent en aval, plusieurs dizaines de mètres plus loin.
À Berne, on flâne au hasard dans les rues de la vieille ville et on profite de l’architecture, très différente de celle de Lucerne par exemple, et qui me rappelle un peu les grandes villes du Royaume-Uni avec ses boutiques en demi-sous-sol et ses couleurs un peu plus ternes qui n’ôtent rien à son charme.





Jour 6 – Une journée typiquement suisse à Schwarzsee
Depuis la périphérie de Berne, nous prenons la route en direction du Parc naturel du Gantrisch (à environ 1h10 de route), pile à la frontière entre les cantons de Berne et de Fribourg. Nos amis veulent nous faire vivre une journée en mode full Schweizerisch experience dans les montagnes. Au programme : fondue suisse le midi, baignade au lac Noir l’après-midi, et raclette accompagnée de musique traditionnelle le soir.
Schwarzsee, le lac Noir
Le lac Noir est très peu profond (10 m maximum) et très facile d’accès en voiture. Ses berges sont praticables à de nombreux endroits, ce qui en fait un lieu de baignade appréciable. J’imagine que son nom vient de la couleur de ses eaux, qui sont en effet bien plus foncées que celles des autres lacs dans lesquels nous nous sommes baignées jusqu’à présent. C’est néanmoins un endroit magnifique, entouré par les Préalpes fribourgeoises, et qui était très peu fréquenté lorsque nous l’avons visité.

Fondue et raclette typiques chez Glauser’s Gantrischli
Cette dernière journée en Suisse s’achève en beauté avec des mets typiques qu’il aurait été criminel de ne pas déguster avant notre départ. Fondue le midi, raclette le soir, le tout avec des fromages fabriqués sur place. Nous sommes les seules touristes de la journée ; le restaurant semble être un chaleureux lieu de rassemblement pour les habitants du coin qui se retrouvent nombreux. Ce sont d’ailleurs nos amis, qui connaissent bien cette adresse et ses propriétaires, qui ont décidé de nous y amener. Inutile de vous dire qu’on a passé une soirée absolument parfaite pour terminer ce road trip en beauté. Les montagnes à perte de vue, du fromage, du vin et nos amis : que demander de plus ?




Road trip en Suisse : infos pratiques et conseils
Organiser son séjour en Suisse
Vous l’avez compris, on a très peu organisé notre séjour, et on a trouvé nos deux campings au jour le jour, en arrivant relativement tard le soir (après 19h, ce qui semble être assez tard pour les standards suisses). On a eu beaucoup de chance car, comme précisé plus haut, les vacances scolaires étaient terminées dans les cantons de Berne, Lucerne et Obwald. Il y avait relativement peu de monde, et il faut aussi prendre en compte le fait que nos campings n’étaient pas les plus prisés ni les “mieux situés” pour les touristes qui préfèrent être près des grandes villes touristiques. Les gros campings près des lacs, par exemple, étaient toujours pleins. Si vous êtes en van, vous pouvez vous débrouiller pour dormir quelque part. Si, comme nous, vous n’avez qu’une tente et que vous visitez la Suisse en haute saison, mieux vaut réserver au moins quelques jours à l’avance à mon avis.
Se déplacer en Suisse
En voiture
N’oubliez pas d’acheter dès votre arrivée, sur internet ou dans une station service, la vignette obligatoire qui vous permet d’emprunter l’autoroute. Il n’y a pas de péages en Suisse mais cette formalité est obligatoire. Elle est valable pour toute l’année civile à partir de la date de validation et coûte 40 CHF. Un permis de conduire français suffit pour un séjour en Suisse. Lors de notre road trip, le prix de l’essence était le même qu’en France. Il faut privilégier les stations des petites villes plutôt que celles des grands axes, où les prix grimpent en flèche. Quasiment tous les parkings sont payants en Suisse.
En train
Si vous en avez les moyens financiers, il est tout à fait possible de se déplacer en train. La Suisse dispose d’un service ferroviaire excellent, mais les prix sont très élevés. Vous pouvez faire l’acquisition du Swiss Travel Pass, qui vous permet de prendre le train en illimité pour une durée bien définie (forfaits au choix), mais les prix restent exorbitants d’un point de vue français. Dans notre cas, la voiture était bien plus économique, surtout à deux.
La monnaie & le budget pour un road trip en Suisse
La Suisse ne fait pas partie de la zone euro, et la monnaie est le franc suisse (1 CHF = 1,04€).
Tout coûte plus cher en Suisse, nous avons donc évité au maximum les activités touristiques payantes, les restaurants (même si on s’est fait plaisir de temps en temps). Nous avons dormi 4 nuits en camping, et avons été hébergées 3 nuits. Le gros de nos dépenses s’est articulé comme suit :
- Essence & parking pour 7 jours
- 4 nuits en camping
- Courses alimentaires
- 4 restaurants / cafés (oups, on s’est vraiment fait plaisir, en fait…)
- Accès payants à certaines plages
Les langues nationales
En Suisse, selon les régions, on parle le français, l’allemand (et le suisse allemand), l’italien ou le romanche. Nous sommes principalement restées en Suisse alémanique, avec une petite incursion en Suisse francophone. Anaïs parle quelques mots d’Allemand, ce qui nous a aidées. Mais la plupart des gens que nous avons rencontrés en Suisse alémanique parlaient aussi français, ou anglais quand la communication était plus compliquée. Les Suisses sont adorables et nous n’avons jamais eu de mal à nous faire comprendre, ou à nous faire aider quand on en avait besoin.
Quelques applications mobiles utiles
Pour trouver où camper
L’application park4night est bien connue pour recenser des lieux de camping ou bivouac sauvage, des emplacements gratuits ou payants pour van ou voiture chez l’habitant, mais nous, on l’a surtout utilisée pour trouver nos campings « traditionnels », qui y sont très bien référencés.
Pour stationner sans se prendre la tête
La plupart des parkings suisses fonctionnent avec PayByPhone ou EasyPark. Plus pratique que de payer son stationnement directement à la borne, puisqu’on peut le prolonger de loin ou l’interrompre plus tôt que prévu.
Pour éviter les frais bancaires
Pour éviter les frais bancaires, on a utilisé l’application Lydia, qui crée des cartes de paiement virtuelles à usage unique. Aucun frais, il faut juste approvisionner son compte en ligne. Il n’y a plus qu’à payer avec les cartes, directement sur le téléphone.
Pour partager les frais équitablement
Pour garder une trace de toutes nos dépenses, et surtout de qui paie quoi pendant la durée du road trip, on a utilisé l’application Tricount. Le principe est simple : on insère nos dépenses dans l’interface en mentionnant qui a payé, et Tricount fait les calculs pour nous.
Attention à votre abonnement de téléphone en Suisse
La Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne. N’oubliez pas de consulter les modalités de votre abonnement téléphonique pour vous assurer que vous pouvez bien utiliser données mobiles, appels et SMS depuis la Suisse.
Où manger, où dormir : toutes nos bonnes adresses en Suisse
Pour dormir : 2 campings charmants
Comme déjà mentionné plus haut, nous avons adoré nos séjours dans ces deux campings :
- Camping Bachmattli (Alpnach, canton d’Obwald) : calme, proche route peu passante, accès privé et direct au lac des Quatre-Cantons. Accueil et propreté irréprochables, restaurant dans le camping.
- Camping Panorama (Aeschi bei Spiez, canton de Berne) : hyper calme, vue sur le mont Niesen, peu de douches pour la taille du camping mais il n’était pas plein. Pas de restaurant, mais le boulanger passe le matin pour le petit-déjeuner.
Pour manger : nos coups de cœur
- Lucerne : Café Nord pour le petit-déjeuner. Un endroit très accueillant dans le centre-ville, avec d’excellentes boissons chaudes, un large choix de mets sucrés et salés.
- Gruyères (canton de Fribourg) : Restaurant et maître fromager Gruyère Traditions. Large choix de plats typiques de la région, intérieur chaleureux et deux belles terrasses : l’une donne sur la jolie rue du Bourg, l’autre sur le jardin avec vue sur la vallée de l’Intyamon. Notre recommandation : les macaronis de chalet, incontournables !
- Schwarzsee (canton de Fribourg) : Restaurant Glauser’s Gantrischli. Ambiance chaleureuse et décontractée, vue sur les montagnes. L’endroit parfait pour déguster une fondue, une raclette, et acheter le fromage fabriqué directement sur place. Un grand merci à l’équipe de nous avoir reçues.
- Ersigen (canton de Berne, à 30 min au nord de la capitale) : Restaurant Rudswilbad. Beaucoup de couverts et une grosse carte qui ravira tout le monde, mais tout est fait maison et avec amour. Sur la terrasse, on admire le coucher de soleil sur les champs. Un excellent moment, et la meilleure salade de toute ma vie ! Ersigen est une toute petite commune pas du tout touristique, mais si vous passez dans le coin, sachez qu’on y mange très bien.


Merci vielmal, Schwiz
On a adoré ce road trip d’une semaine en Suisse, et même si on aurait aimé avoir plus de temps, explorer plus d’endroits, et faire plus de randonnées, on est absolument ravies des 7 jours qu’on a passés à profiter des paysages et de l’art de vivre suisses. Ce n’est qu’un au revoir, car ce qui est certain, c’est qu’on reviendra !


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